Benoit et moi : Le Divorce

J’y peux rien, ça me pése.Et si j’ai bien conscience que ça n’intéresse sûrement personne, il faut que j’en parle, ça ira peut-être mieux après.

Je t’ai vraiment bien aimé, Benoit. Vraiment vraiment bien. Parfois, juste à te regarder, un sourire pointait sur mon visage. Je te trouvais réjouissant. Et t’étais même une des rares personnes que je trouvais pas sordide une fois bourrée, c’est dire…

J’aimais quand, tout rouge, tu débitais n’importe-wak, tout ce qui te venait. Tu m’faisais marrer, quoi.

Je me rappelle aussi avec une nostalgie digne des meilleurs épisodes de Côte Ouest, ce jour où tu t’es adressé à moi. Il faisait soleil et tu étais pressé. Moi je filmais accroupie et quand je t’ai vu arriver je me suis dit que fichtre, en étant moi-même accroupie, tu me paraissais vraiment trés grand. Allé, je fais fi de ma dignité et avoue l’inavouable: je te trouvais du charme. Tu m’as dit « hop, attention la statue! ». Mmmhoui, évidemment, sortie de son contexte, cette petite apostrophe à mon égard ne veut rien dire mais de toute façon, entre nous, plus rien n’a de sens (wouah, je me surpasse, là). Quand même, c’était furtif et insignifiant, mais il y a bien eu un petit échange de regard et de sourire, et on peut qualifier ce moment de connivence fugace.

« Hop, attention la statue! »….le bon vieux temps.

Puis il y a eu le sapin de Noël. ce fucki** sapin de Noël de l’Elysée.

Et tout s’est rompu, Benoit. Evanouie dans un nuage de cendres tristes les souvenirs de notre fugitive connivence, de ces moments où te regarder débiter des conneries me faisait rire. Et dire que j’ai même été voir Cow-Boy de Benoit Mariage sans même en connaître le synopsis juste pour le plaisir de te voir sur grande toile pendant un peu plus d’une heure…

Le sapin de Noël de l’Elysée. J’ai voulu croire à un mirage de mauvais aloi, à un mauvais tour de ma myopie. Mais non, c’était bien toi, planté comme un grand con, sapin parmi les sapins, juste à côté du petit bonhomme en mousse qui paraît-il tient les manettes de mon pays. Tu étais là, tout droit. Planté là… Mais pourquoi? J’ai voulu croire que tu étais là par opportunisme, parce-qu’il y avait un buffet bien garni en alcool et petits-fours. Mais non, tu avais l’air tout à fait sobre et maître de ta vie. Pire: tu hochais la tête d’un air grave à chaque phrase prononcée par le petit bonhomme en mousse. Tu approuvais, Benoit, tu approuvais.

A moment donné, le petit bonhomme en mousse a solennellement déclaré « je voudrais dire à Madame Bétancourt que maintenant, je voudrais qu’elle rentre en France ». Merde, Benoit, tu la vois la phrase? On croirait qu’il va poursuivre en disant « c’est bon, Ingrid, maintenant, tu t’es bien marré dans la jungle à te faire pousser les cheveux pour faire ta hippie, mais maintenant il va falloir rentrer, hein, fini la déconnade ». On comprend la substance de la phrase, OK, mais Benoit, crotte! Elle est mal formulée, ladite phrase. Mais toi, non, pas même t’a semblé moufter. T’as continué à hocher la tête comme un grand benêt (que tu es désormais à mes yeux, même si ça me fend le coeur peuchère de devoir te dire ça).

Benoit, je ne sais quoi te dire. Les mots me font défaut, la déception est trop cruelle et anesthésie ma verve. Je ne puis à présent qu’emprunter les mots d’une autre, et je choisis cette autre à la mesure de la dégringolade de ton estime dans mon petit coeur meurtri de feuhââââmme flouée, je choisi Lara fabian, bien fait pour toi…pour nous…feu ‘nous’ (fenouil?).

Benoit…je dirais juste que : tout, tout..tout est fini entre nous, tout…

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5 Réponses to “Benoit et moi : Le Divorce”

  1. Hé oui, Ank, parfois la vie est cruelle…
    bah, de toute façon, j’arrivais jamais à retenir l’orhographe de son nom.
    Je vais l’écrire une dernière fois, comme un ulitmo bacio, un adieu déchirant:
    Poelvoorde.
    Snif.
    M’en fous, m’en vais trouver un nouvel ami-people-imaginaire, NA!

  2. Non, mais de toute façon… c’est qu’un naze… mais je n’arrive pas à lui en vouloir car à chaque fois je revois :
    « Chut plus de bruit c’est la Rrronde de Nuit! »

    ps : Je suis mou du bulbe…

  3. Mais arrêter de le démolir..vous allez raviver ma sympathie pour lui, me v’là à 2 doigts de le défendre…

    Voilà.

    Gamin? GAMIN? où te caches-tu gamin?

    C’est pas l’acteur que j’aimais si bien, c’était l’homme…la déception n’en est que plus cruelle.

  4. Je suis désolé de vous dire que je n’ai pas grand chose à dire sinon que tu as une superbe plume…
    j’ai lu !
    il est 6h32 du mat et tu mas séduit.

    et tu viens de me faire detester Benoît

    comme quoi, ton pouvoir est grand !

    au plaisir de te lire de nouveau.

    kamel

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