Archive pour mars, 2008

Et que je te poste un vieux truc.

Posted in Dessin+texte on mars 23, 2008 by marina

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Chose promise chose molle.

Posted in Dessin+texte on mars 15, 2008 by marina

Non, toujours pas de dessin que j’ai envie de poster. J’ai pas la verve de la main, en ce moment. Epargnant à mon lecteur mes petits soucis hormonaux (trop tard), je vais juste dire que je suis un peu chafouine ces jours-ci et que tout ce que je dessine m’évoque de la crotte de chévre mixée et rhâ ça m’énerve.

Du coup je me suis dit que j’allais dire du mal, c’est gratuit et ça peut toujours défouler. J’ai hier soir trouvé une cible toute idéale pendant que ma télé tournait, en la personne de Laurent Weil. C’était avant la diffusion de « La Môme » sur Canal plus. Mais siiiii ce petit film obscur dont personne n’a parlé et que seuls quelques happy few connaissent et encore, par bouche à oreille tant il est resté humble et confidentiel. Si on veut craner on peut dire avec un faux accent de Sue Ellen « Le vie en Wôse », mais bon.

Laurent Weil est une moule. Une grande moule, mais une moule. Ou une huître, j’hésite. Voilà un mec qui est donc censé être le « monsieur cinéma » de Canal Plus (elle-même jadis chaîne du cinéma…oui et du porno et du foot mais bon..maintenant ils font aussi PMU et compagnie, tout se perd et c’était mieux aaaavant) et bon ben..il y connaît rien, quoi, le gars. Il est là, planté, on sent bien qu’il a lu ses fiches et tout mais il est pas ‘dedans’. Ca se voit à l’espèce de vide intersidéral qui traverse ses yeux trés souvent. Ou à ses grands moments de flottement quand il est pris par surprise par une question piége. Genre un des invités cite un film qu’il aime, bam manque de pot c’est pas un film de Spielberg alors là tu vois la détresse dans le regard de Weil, il se dit merde-merde-merde c’est qui déjà ce con, là? J’ai pas d’exemple précis mais des souvenirs vagues. Je crois que c’est Béatrice Dalle qui avait évoqué son admiration pour un réalisateur et Laurent Weil avait fait sa légendaire tête de lapin pris dans les phares d’une voiture. Il savait pas. Il connaissait pas. Ses pupilles tressautaient bêtement de droite à gauche dans l’espoir fou d’accrocher un début de réponse (mais où donc? dans le décolleté visqueux d’Ariane Massenet, qui dégueule deux pauvres loches brûlées aux UV destinées à détourner le regard du visage ingrat qui trône plus haut?..). Je me souviens pas mais admettons. Fassbinder, par exemple. Un invité au débotté se met à parler de Fassbinder. Ben là, Weil il passe sous la table pour se pschitter sous la langue le spray Rescue des Fleurs de Bach, on le voit qu’il est mal, la preuve : il nous fait son sourire du ravi de la crêche. Il doit se dire, tiens, je vais sourire et avec un peu de chance la discussion va dériver sur la poularde à l’aïoli ou les fistules anales, au moins on rigolera un peu, hein, sourions oui sourions.

En fait, Laurent Weil on a l’impression qu’il découvre les réalisateurs au fur et à mesure des sorties et des fiches qu’il apprend. Culture perso…OH MON DIEU, le vide intersidéral, y a pas. Et donc quand Béatrice Dalle avait parlé de ce film et de ce réalisateur dont j’ai oublié le nom, ben je me souviens la caméra, forcément avait fait un plan logique de « Monsieur Cinéma de Canal Plus » en attendant de lui un truc, un sursaut, un léger commentaire ou un petit pétillement de l’oeil et en fait ben…non. je me souviens il était là, tout planté, là et il souriait. Le ravi de la crêche. Il souriait comme ces gosses pris en faute qui espérent avec toute leur candide sincérité que leur sourire et leur bonne bouille leur évitera le châtiment ou de devoir fournir des excuses. Il connaissait pas. Bien sûr, ça a généré une sorte de gêne sur le plateau, on la sentait flotter, presque palpable. Le pauvre Denisot sortait les avirons, il se disait bon, y a peut-être un truc cohérent qui va lui venir au grand con. Ben non. Il a dit un truc du genre « oui…euh oui » et ça toujours en souriant, là, avec les dents de devant. On a eu un plan rapide sur Dalle limite attérée mais pas vraiment surprise qui a murmuré une sorte de « bon d’accord enfin tant pis ». Et bon..ensuite j’imagine que Denisot a magistralement changé de sujet ou Ariane a fait jaillir dans un blop mou un de ses seins flasque pour mettre un peu d’ambiance…

Hier soir Laurent Weil interwievait donc Marion Cotillard. Il était content parce-que là quand même il avait eu connaissance du film, un peu. Puis surtout il avait les fiches. Alors comme toujours il a fait preuve d’une originalité et d’une pertinence remarquables : « alors, Marion, ce rôle, est-ce qu’il a été facile pour vous d’en sortir? parce-que quand même vous vous êtes vraiment mise dans la peau de Piaf.. » etc etc. Et il était content. Ravi, même. Un vrai santon.

Comme Cotillard est française il a pas pu poser une de ses questions préférées de quand il reçoit un acteur étranger : »vous savez parler français? vous pouvez nous dire quelque-chose? » Bon en général t’as Stallone, Jude Law, peut importe Sharon Stone etc et ils font « boo-ond’jour » ou « boo-ond’souar » et là Weil exulte (Ariane Massenet, elle est en révulsion de l’oeil si c’est un homme…bon bref). Il bat des mains, Weil, il est content de chez content c’est le plus beau jour de sa vie, enfin jusqu’à ce qu’Elijah Wood lui dise « j’eume le froméégee » où là il atteindra le Walhalla…

Le gars il croise les fréres Coen ou Kitano ben il va leur dire le « vous savez dire quoi en français », genre « et vous connaissez des gros mots, hein, en français, hein? » parce-que bon..ben il a pas mieux. Il sait pas. Il trouve tous les films formidables, il sourit tout le temps, il donne la durée des films, demande aux acteurs s’ils ont eu du mal à sortir indemne de leur rôle, de dire une phrase en français et basta, la v’la ton analyse cinéma.

Bon, je vais finir sur une note moins méchante. Car je dois à Laurent Weil une presque fière chandelle. Une flamme assez précieuse en tout cas. C’était à Cannes et il se faisait tard. Pour des raisons qui n’interessent personne, j’étais un peu contrariée, disons chafouine (oui, c’est récurrent). Je m’étais assise un moment dans l’idée de calmer ma nervosité avec une petite cigarette (oui je sais, c’est le mal). Soulagement il en restait dans mon sac mais de briquet point de trace et la rue était déserte. Pas un chat. Faut dire, c’était pas une rue fort fréquentée ni un horaire décent. Rien de pire que d’avoir une cigarette et pas de feu. Bon, et là, alors que je m’apprêtais à hululer ma détresse, il est arrivé. Ui…le Laurent Weil Et il fumait… Je me demande encore pourquoi il trainait dans cette rue sombre (il avait du se faire expulser d’une soirée en prenant Lars von Trier pour un serveur ou en lui disant qu’il ressemblait à Bourvil, je sais pas) en tout cas :Ô joie je l’aurais presque embrassé (dans le sens ‘prendre dans mes bras, s’entend’). Alors je me souviens avoir gueulé « hé, monsieur Weil! » (c’est palpitant, j’en ai bien conscience) donc il s’est un peu arrêté et bref j’ai dit » vous avez du feu s’il vous plaît? » et euh..ben il m’a prêté son briquet, quoi. Hum…chouette histoire, hein? Bon ensuite j’ai fait un truc que je déteste mais j’ai senti qu’il fallait que je garde une trace de cet instant béni, que ça servirait un jour (la preuve: ce post transcendant), j’ai dit « attendez M’sieu Weil je vais vous prendre en photo » et je lui ai mis mon gros flash dans les yeux. Voilà.

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Donc dans un élan de générosité je vais conclure en disans que bon, ben…(ohlala je sens le jeu de mot super merdique) Laurent Weil c’est pas une lumière en cinéma (une pensée pour les Fréres…je m’enfonce dans l’humour Picsou Mag) mais parfois, il a une étincelle.

[je m’en vais]

Chose promise, chose due (1/2)

Posted in Dessin+texte on mars 11, 2008 by marina

1/ Mais c’est quoi ce temps de merde? Je déprime, hein, c’est pas possible (comme disait l’Abbé), il vient le printemps ou faut aller le chercher par la peau du Luc?Pfff…

2/ Grâce (« grâce »..à cause, oui) à Odett je me suis retrouvée à taper « lili azian » dans Google et punaise là je me suis retrouvée plongée dans un monde totalement…(trouve pas le mot)…enfin heureusement qu’il a fallu que j’aille chercher Louis 1er Roi de mon Coeur à l’école et que je quitte l’ordi sinon je jure que j’étais à deux doigts de prendre un lexomil. Mais Odett, sérieux, ça va pas, non? Et comment tu connais ça? (ce mec m’inquiéte de plus en plus…)

3/ j’avais dit ‘vrai dessin’, en voilà un premier. Lequel n’est donc pas de moi mais de M’sieu Leroy Wandrille, puisque c’est la dédicace de samedi. J’en ai un autre de lui (fait sur un coin de table tout poisseux de biére) mais je le garde, ce sera donc un inédit, comme ça si Wandrille connait un destin exceptionnel et/ou une mort atroce, mon fils pourra en tirer quelque plus-value pour se payer sa première caisse (nooooon, pas mon fils sur les routes….bon bref).

Voilà (et plus tard j’en poste un de moi, oui oui oui):

dedic_wandrille.jpg

La tête dans les orchidées.

Posted in Dessin+texte on mars 10, 2008 by marina

Puisque le lundi au soleil c’est effectivement une chose qu’on n’a pas trop-trop, j’ai passé la journée enfermée (il pleut il pleut, bergèère) à travailler. Et, entre autre, à dessiner des orchidées (en vectoriel Ô vade retro mais bon, c’est un peu comme le crochet, finalement, manier la courbe de Béziers, quand je décide, ça me détend, un peu répétitif, un peu mécanique, comme des mailles tricotées). Et alors après ben j’ai imaginé un tichourte du genre que je porterais volontiers (dés qu’il pleuvra plus bergère et qu’on aura droit à un chouye de soleil et de calor). Voilà:

teeorchidede.jpg

Bon pi sinon plein d’autres choses mais là vraiment aucune envie d’écrire alors vais retourner à mes feutres et stylos et trucs et euh..ah oué, la vaisselle (joie).

A voté.

Posted in Dessin+texte on mars 9, 2008 by marina

Bon, ça c’est fait. Tiens, sur la liste que j’ai mise dans le bulletin j’ai vu qu’y avait Magyd Cherfi. C’est palpitant, hein? (je sais)

Là ma descendance adulée m’inflige le visionnage d’un DVD de La Piste aux Etoiles et ça ajoute à ce long dimanche de merdaille une touche old-school des plus surréalistes (avec l’image fanée et les cols pelle à tarte).

Pi sinon des fois je m’échappe lâchement dans ma chambre (en laissant bien sûr à mon fiston de quoi s’amuser : couteaux rouillés, acide chlorydrique, tigre du Bengale,etc) où je fume une cigarette coupable en griffonant. Là j’ai fait une madame que j’ai envie de montrer. Alors voilà:

madame.jpgoui, je sais, elle a un strabisme (et elle vous emm…)<—notons la bonne humeur ambiante…!

                —————————-***—————————–

J’ai mollement et sans grande conviction regardé ma télé fionctionner sur le résultat des élections…et force est de constater qu’aucune réflexion profonde n’émerge dans mon esprit fatigué du dimanche quant aux résultats. Non, fatiguée, je reste dans des considérations pour le moins superficielles:
– PPDA a toujours des cheveux en plastique
– Claire Chazal s’était fait une couette « de jeune » ce qui n’était pas sans lui donner un air de bourgeoise dévoyée façon « froide mais salope », avec une improbable veste (ouverte juste ce qu’il faut pour donner envie au beauf moyen de lui voir un bout de nibard) en lamé argent (un invendu de Noël, sûrement).
– Rama Yade a toujours un problème de fond de teint « maxi couvrant » qui fait qu’on la croirait en plastique ou en porcelaine. Y a aucun relief sur sa peau c’est ultra-bizarre, je me demande si elle serait pas une sorte d’animatronic ultra-perfectionné, je sais pas, il manque un soupçon de défaut sur sa peau pour que j’arrive à lui trouver un air vraiment humain. On dirait une poupée, c’est assez mystérieux.
– Olivier Besancenot a mis un pull tout simple, comme d’hab, pour avoir l’air simple de mec normal, the boy next door, le facteur jeune et sympathoche. Et puis il dit « pognon » au lieu d’argent, toujours pour qu’on s’identifie au mec simple et sympathoche. Il a toujours ces petits renflements dans les joues, comme ça les hamsters aussi peuvent s’identifier.The hamster next door, en quelque-sorte.
– Rachida Dati a toujours l’air aussi méchante. En plus ma télé était mal réglée et avec l’image allongée elle ressemblait à une vilaine sorcière de chez Disney, du genre plutôt belle mais terrifiante.
Quant à Jack Lang, il a toujours une tête de vieille dame. Et il m’insupporte toujours autant. Un croisement entre un mouton et les vieilles clientes du Shopi. Ce mec est une couille.Molle.Trés, trés molle.
Fin de l’analyse finement politique de cette soirée électorale. Mon moment préféré restant PPD qui dit « et on va devoir abréger pour cause des Experts ». Oui, finalement, les Essperts, ça sonne presque plus juste. Et au moins on a une chance d’être tenu en haleine.

Poéme pour toi, Sébastien Folin.

Posted in Dessin+texte on mars 3, 2008 by marina

Une sale vioque manquant cruellement d’honneur, de parole, de respect et de personnalité étant en train d’essayer d’honorer Sébastien Folin mieux que moi (mais tu rêves mon jeune ami, ahaha je me gausse), je suis dans l’obligation de répliquer sur-le-champs (de bataille) (sans Fontaine) et malgré la fatigue je viens d’écrire ça et je ne saurai connaître un sommeil paisible d’opale sans le poster illico-tout-de-suite:

               Ode, donc:

La lumière est pure

Et j’entends ta voix.

Pluies, températures;

Eclairs et ciel froid.

   —

Une boucle et puis toutes

Lustrées et d’un noir de jai

Elles s’emmêlent et se floutent

L’instant d’un tableau abstrait.

   —

Là, le fond vert s’y accroche,

Et voilà ton auréole;

Tes cheveux, chut…je m’approche

Pour effleurer leur corolle.

   —

Une carte tout autour,

Tes contours qui s’y abiment.

Nuages gris et temps lourd.

Nuages blanc; pluie et bruine.

   —

Mes doigts sur le verre froid

Et toi de l’autre côté;

Le noble Persan, un Roi,

Moi la Russe, ta poupée.

   —

La musique est un vacarme,

Elle t’a déjà dispersé.

Mais je n’aurai pas de larmes;

Demain, même heure. J’y serai.

                                                                                     à Sébastien Folin, forever,

                                                                                                                             Marina.

Voilà….bave Odett, bave (bon, vous pouvez toujours aller voir sa planche, là, hein sur son blog mais bon, je l’ai amère, hein, croyez-moi).

Weird Woman & Flowers and Leaves

Posted in Dessin+texte on mars 1, 2008 by marina

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