La Macarena

Non ce n’est pas juste une danse ridicule qui fit les beaux jours de deux vieux croutons malsains dont le clip est anxyogéne au possible, et qui j’y pense, doit continuer à leur faire une retraite grassouillette vu qu’à mon avis y a encore des radios pour passer ce calvaire auditif. Doit y avoir aussi pas mal de DJ de mariages pour la passer..brr, ça fait froid dans le dos.

Enfin, quand même à part ça j’aurais du aller voir sur wikipedia mais j’ai la flemme mais en gros, c’est aussi la Vierge, quoi.

Y a quelque chose d’intrinséquement pénible dans les longs trajets en voiture mais aussi la possibilité de vivre des instants qu’on ne vit que dans ces conditions. Tels les arrêts. Les pause pipi ou pause carburant. Je me souviens des voyages scolaires, l’Angleterre ou l’Allemagne en bus. Gimont-Salisbury ou L’Isle-Jourdain-Munich. Nous qu’on débarque du car à Caen, en pleine nuit, aprés des kilométres entassés dans l’allée du milieu en essayant de dormir les uns sur les autres en dépit de toute mesure de sécurité. Les visages blêmes dans une station essence « on est où, là? prés de Francfort? ». Tout repéres confondus, toutes notions perdues. Mais finalement pour moi, ça reste de bons souvenirs. On se lave les mains avec le savon liquide de chez Esso, et aussi le visage, ça tire la peau et ça sent pas trés bon. On achète un Mars et on rembarque dans le car sans savoir où on vient de mettre les pieds. Bah..

Quand on devient un « grand » on est parfois tout aussi paumé aprés des heures de route. On refait le coup du visage lavé au savon qui pue, on se séche un peu les cheveux en s’accroupissant sous le séche-cheveux en se foutant du regard en biais de la dame à côté qui s’échine à recueillir 3 pauvres gouttes du vilain savon liquide bleu.

Et puis il y a eu ce..cet endroit. Comme au milieu de nulle part. Une trés grande piéce et son trés grand brouhaha. On était donc enfin vraiment en Espagne. Les petites boites à serviettes et les cure-dents. Beaucoup d’animation au beau milieu de ce qui ressemble presque à un désert, un décor de cinéma. Et, sur tout un mur, immense quand j’y pense, des images de la Vierge. Tableau et coupure de journeaux, de magasines, tout un reliquaire placardé là, une entière dévotion sur un pan tout entier, imposant malgré le volume de la piéce et le bruit des gens qui mangent et boivent et aussi parlent beaucoup. On a le droit de fumer dedans, mais seulement au bar, pas dans la salle. Je regarde une des images de la fameuse Macarena, trés belle avec sa grosse couronne et ses mains fines. Mon dessin est hasardeux et mon crâne bat fort, mais je veux garder un souvenir d’ici. Voilà. Un café et le bout d’une notice de médicament, juste un pauvre stylo, j’ai oublié la trousse mais la chaleur est trop écrasante dehors pour aller la chercher.

Souvenir.

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