Ecrit un dimanche.

Il est beau. Il a les yeux verts et il est beau, trés beau. Je veux dire, objectivement beau. C’est à dire que même en essayant au maximum de mettre de côté les sentiments que j’éprouve pour lui, ce qui n’est pas facile compte-tenu de leur nature et de leur force, si j’arrive donc à occulter le plus possible toute trace de subjectivité, je sais, je vois, je constate que, indéniablement, il est beau. D’ailleurs d’autres que moi le disent et le constatent, eux sans être influencés par quelque sentiment qui pourrait parasiter ou orienter leur jugement, altérer leur discernement. IL EST BEAU.

Ce qui ne cesse pas de m’étonner, c’est qu’après tout ce temps, je jure qu’à chaque fois que je le vois, j’en suis encore à m’extasier vraiment sur sa beauté. Sans mentir, c’est comme la découvrir à chaque fois pour la première fois, au point de, la plupart du temps, m’entendre le dire tout haut. Dire combien je le trouve beau, lui dire encore qu’il est beau.

Je ne m’en lasse pas, le temps et la fréquence ne sont pas arrivés à m’habituer encore moins à me blaser, je reste, je demeure et pour toujours j’en suis certaine, émerveillée à chaque fois, comme presque stupéfaite, de voir de mes yeux voir une telle beauté incarnée.

Bien sûr, je l’aime alors peut-être que ça entretient une sorte de fougue quant à la force de ma surprise et de mon admiration, peut-être que je suis totalement et irrémédiablement conquise et sans plus aucun jugement. Mais quand même, je le sais, je ne me trompe pas, il est magnifique.

Ses yeux, tout ce qu’il dégage, tout. Son corps est souple et sans bruit. Ou juste le bruissement qu’il faut. Il sent bon. Il a la Grâce. Parfois même une noblesse incontestable. Il sait aussi me faire croire que je peux l’avoir pour moi rien que pour moi, alors qu’il sait que je ne peux le retenir et qu’en fin de compte, entre lui et moi, la seule chose vraie et que je ne sais que lui appartenir. Il sait faire semblant d’être à moi, il sait comment me faire plaisir, moi qui ne sait faire que ça, être à lui, lui appartenir.

On se croise et se décroise. Et parfois même on se toise. On se fâche. Rarement. On se frôle. Trés souvent. On dort ensemble mais sa nuit lui appartient et ses rêves échappent aux miens.

On vit ensemble mais je sais que je ne le connaitrais jamais vraiment.

Nos chemins s’entrelacent et s’embrassent et s’enlacent. Tu es toi et je suis moi, tu es à toi, je suis à toi, et, je le sais et je l’accepte, même toujours près de moi, tu ne m’appartiens pas.

Mon chat.

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